Stage de la Toussaint 2012
Benjamins 2 / Minimes / Cadets

Une nouvelle fois, ce stage a été une réussite. Le groupe d'élèves constitué de Clara, Clément, Florian, Kalvin, Thomas, Adrien, Johny, Allan, Quentin, Sébastien C., Sébastien Jau., Louis, Baptiste, Timothée, Gabriel et Sébastien Ju., a été particulièrement agréable. C'est le ressenti de leurs professeurs, Benoît et Roland, qui les ont accompagnés, mais aussi des différents moniteurs de la base de loisirs qui, à plusieurs reprises, ont félicité, en aparté avec les profs, le groupe – qui a même reçu le qualificatif « d'élites », au sens que nos élèves sont volontaires, intéressés, curieux, et ont des connaissances générales avancées. Les parents qui liront ces mots peuvent être fiers ! C'est vrai, que ce stage était « facile » et plaisant à encadrer.

Lundi 5 novembre

Tout le monde se retrouve à l'heure devant le gymnase Guéric Kervadec à Igny. On attend dehors, il ne fait pas chaud ce matin-là. Le car tarde à venir alors on rentre se mettre au chaud. 9h45 le voilà enfin. On embarque tous les bagages dans la minuscule soute. Tout rentre, tout juste ! En route pour la base de loisirs de Cergy-Pontoise. Durée annoncée 50 min, durée réelle 1h30 avec une marche arrière au millimètre près pour accéder au centre d'hébergement.

Arrivée au centre d'hébergement (11h15), on prend aussitôt possession de nos chambres, puis on sort pique-niquer (12h) sous une pergola.

13h - C'est déjà l'heure de la première activité sportive : le VTT. Les deux moniteurs appareillent les élèves avec casque et vélo à la bonne taille, puis vérifient les matériels. Top départ, on suit en file indienne à travers chemins, clairières et bois. Arrêt technique pour aborder une première descente. Concours de lenteur, où celui qui arrive le dernier en bas sans poser le pied parterre à gagner, exercice servant à la maîtrise de son vélo. C'est reparti à travers flaques de boues et slalom entre les arbres. La terre est très grasse, les roues chassent à plusieurs reprises. Quelques chutes, mais tout le monde repart en selle et termine la grande boucle avec deux grosses descentes et une grosse montée ! 15h, fin du VTT. On rentre au centre d'hébergement.

Pause goûter pour se reposer et se recharger avant la première séance de judo. Les profs ont étudié le parcours pour se rendre au dojo situé de l'autre côté de la base de loisirs à environ 3 km à vol d'oiseau. Au choix, 3 itinéraires : deux piétons, un routier (2 bus).

15h45 - Départ à pied. Il ne pleut pas alors on en profite. Pas pour longtemps ! 10 min après, la pluie arrive. Heureusement, les profs avaient prévu le coup et tout le monde a pris son habit de pluie. Le sentier prévu n'est finalement pas un bon choix, car un tronçon est sur une route sans trottoir. On rebrousse chemin pour passer par l'intérieur de la base de loisirs. Le temps se découvre, on arrive de l'autre côté de la base, le paysage est particulièrement beau avec la lumière du soleil qui commence à se coucher (déjà !). Il est environ 16h30 quand on arrive au pied d'un long pont rouge suivit par plusieurs immenses volées de marches que l'on gravit en faisant la course (stage multisports oblige). Arrivés en haut, on est tous cuits… sauf Johny qui n'a pas les mêmes jambes que nous autres. Les siennes montent toutes seules avec facilité ;)

Arrivée au dojo, il est presque 17h30, soit près d'une heure après l'heure du rendez-vous. Personne ne répond à l'interphone. La séance tombe à l'eau, mais on a fait du « sport santé » avec une belle randonnée d'une heure et demie. La nuit est là, alors on décide de prendre le troisième itinéraire possible : les bus ! Prendre le bus à 18 (16 élèves + 2 profs), c'est un peu du sport aussi. De retour sur le centre d'hébergement, on va se restaurer à la cantine à 19h. Après retour dans les chambres pour ranger un peu ses affaires.

20h - Début de la première veillée. Une pièce de réunion située juste en bas des chambres, qui sont à l'étage, est libre. Des jeux en petits groupes s'engagent : Uno, Jungle speed, Dessiner c'est gagner. Puis, on déplace les tables pour former un carré et faire une grande partie tous ensemble de Times'up familly. Chacun met toute son énergie pour faire deviner à ses coéquipiers les mots inscrits sur les cartes tirées. Le jeu se déroule en 3 phases : 1) on dit tout sauf le mot à deviner, 2) on dit un seul mot, 3) on mime. 22h, fin de la veillée, on monte se brosser les dents et se coucher. 22h15, toutes les lumières sont éteintes. Les profs circulent dans le couloir, mais pas longtemps car déjà le silence est là.

Mardi 6 novembre

6h30 - Réveil matinal comme de coutume dans ce stage pour aller faire ce que tous les élèves préfère : LE FOOTING DE LA MORT QUI TUE SANS DÉJEUNER !!! C'est à peu de chose près ce que l'on peut lire dans le « carnet de voyage » dans lequel les stagiaires écrivent ce qui se passe au cours du stage.

Bien sûr, il fait nuit, on est mal coiffé, mais on est de bonne humeur et on s'en va tous ensemble en petite foulée s'échauffer. L'éclairage public est faible autour du centre d'hébergement. On évite les nids de poule sur la chaussée, puis on arrive à une zone mieux éclairée dans la base de loisirs. En plus, il y a une belle rangée de poteaux en bois parfaitement dressés en ligne. Ca y est les profs ont trouvé l'endroit idéal ! C'est parti pour 10 tours comme sur une piste d'athlétisme. Chacun à son rythme, certains à fond pour être en tête, d'autres moins vite, mais tous feront les 10 tours. Les profs donnent de leur personne aussi, comme sur toutes les activités d'ailleurs !

07h – On rentre au centre pour prendre le petit-déjeuner. Les élèves sont ravis et savourent ce moment particulier qu'est le renflouement de son estomac après un effort à jeun :) S'en suit un temps libre pour récupérer et préparer ses affaires de judo pour la première vraie séance de judo.

09h – Départ à pied en direction de Neuville-sur-Oise. Les profs ont trouvé, grâce à leur vieux téléphone mobile démodés mais avec une connexion Internet tout de même, un club plus proche qui nous accueille amicalement. C'est à 20-25 min de marche. Finalement, nous feront souvent dans la marche pendant ce stage, et c'est une bonne chose. Les jeunes passent de bons moments à discuter tout en se baladant. 09h30 – Après un passage au vestiaire, tout le monde est sur le tatami, on peut commencer la séance. Les installations du club de Neuville-sur-Oise sont vraiment impeccables. Son président nous a ouvert les portes très chaleureusement. Un grand merci à lui, sans qui la partie judo du stage n'aurait pas été à la hauteur. Pendant près de 2h, les élèves enchaînent échauffement, randoris debout puis sol avant de faire du travail technique : reprises et astuces sur Ippon Seoi Nage et O Soto Gari à la mode Koga, champion japonais des années 90. Fin de la séance, il est 11h30, tous au vestiaire : on se dépêche de rentrer pour ne pas manquer le repas de midi.

12h – Arrivée à la cantine. On s'installe, on mange et on file vite préparer les affaires pour la première activité de l'après-midi.

 

13h30 – Rendez-vous avec le moniteur de voile. Celui-ci vérifie tous les brevets de natation 25 m, et pas un de moins ! Bilan, 3 élèves n'auront pas le droit de faire l'activité. Benoît les prend avec lui, pendant que Roland accompagne le reste du groupe pour apprendre à équiper les catamarans. Après une introduction détaillée en Breton ou langue celte, bref avec plein de termes que l'on n'utilise jamais, on peut enfin mettre les bateaux à l'eau. Tout de suite les élèves se lancent à plein nœud sur le lac. Timothée et Roland, les gabarits les plus lourds, eux, traînent déjà en bons derniers. Comme dans le cas du char à voile en Normandie, le moniteur de voile nous expliquera, à la fin seulement, que ces bateaux sont faits pour de petits gabarits. Du coup, les « gros » sont fortement ralentis. Résultats, Timothée et Roland ont passé leur temps à faire de la « plaisance », comme ils se sont justifiés auprès du moniteur, pendant que Maître Chang et Barbosa, dixit ce même moniteur, menaient leurs équipages vers la victoire. L'équipage qui franchissait le premier la ligne d'arrivée (sans compter Timothée et Roland qui ont triché pour passer avant, mais qui de toute façon n'ont fait qu'aller là où bon leur plaisait), bref les vainqueurs… je ne sais plus tout à fait, ha ! si… Clément, Thomas et ???, eux s'en souviennent, c'est sûr, car ils ont eu droit à un tour de Zodiac (bateau à moteur) à fond les ballons avec le moniteur. La chance était avec nous car il y avait du soleil, donc pas de pluie, mais peu de vent toutefois.

16h – On se retrouve tous pour le goûter puis un grand temps libre qui s'organise en partie dehors avec des jeux de balles et autres, pendant que certains sont au calme dans leurs chambres, se douchent pour se réchauffer après la voile, ou jouent à des jeux de société dans la salle de réunion. C'est un moment de récupération physique et mentale bien venu.

19h – C'est l'heure du dîner. Comme à chaque fois, à la fin du repas, un des élèves se lèvent pour demander au cantinier s'il y a du rab. Au feu vert de celui-ci, tous les copains rappliquent pour dévaliser ce qu'il reste. Finalement, tout le monde aura toujours mangé à sa faim.

20h – La deuxième veillée s'engage. On démarre par un grand « Dessiner c'est gagner » avec 3 équipes de 6 joueurs. Chacun à tour de rôle exprime son talent de dessinateur pendant que ses coéquipiers font tourner les méninges pour retrouver de quoi il s'agit. Les styles sont variés : dessinateur précis sans précipitation, dessinateur brouillon mais malin, dessinateur pas dessinateur mais qui s'essaye quand même. Tout le monde y arrive à sa manière finalement. Et surtout il faut des coéquipiers perspicaces ! Bref, après deux parties et deux équipes vainqueurs différentes, on passe à des jeux en petits groupes. Les profs montent dans leur chambre pour préparer la journée du lendemain pendant que les élèves jouent seuls en bas. LA consigne est donnée qu'à 22h on terminera la veillée. Finalement, les profs accordent un peu plus de temps sans leur dire, puis descendent à 22h15 pour leur dire d'aller se coucher. Pas besoin ! Les élèves ont déjà rangé les tables, les jeux et montent d'eux même se coucher. Quand on vous a dit que c'était facile ! On ne vous a pas menti :)

Mercredi 7 novembre

7h – Réveil un peu moins matinal, mais tout de même on aurait bien dormi un peu plus ; mais comme c'est le dernier jour, il ne faut pas traîner : on veut encore en profiter à fond. Donc on se prépare en tenue de sport, puis on file tout droit au petit-déjeuner. Une fois englouti, on retourne dans les chambres pour faire les valises car il faut libérer les chambres. Puis on va tous au gymnase pour faire la première activité de la journée : du badminton. Pour commencer, Benoît nous raconte l'histoire de la codification de ce sport : autrefois, en Angleterre, des colons ont ramené ce jeu d'Inde, puis ont édicté des règles, tout cela dans la maison « Badminton », d'où le nom donné à ce sport.

On installe les filets et c'est parti : tous les stagiaires jouent des matchs courts les uns contre les autres lors d'une grande partie de montante-descendante. Les profs s'en mêlent parfois avec grand plaisir. Le badminton a l'avantage de pouvoir être joué à fond même par des joueurs de niveaux très différents.

Après une heure d'échanges avec raquettes et volants, on range tout le matériel et on se rend au rendez-vous de 10h pour la course d'orientation (CO). La CO du jour se fera en « étoile » : à partir de la base générale, chaque équipe, constituée de 3 participants, part chercher une balise, puis revient à la base pour montrer la preuve que la balise a été trouvée (carte perforée). De temps en temps, on a des questions « nature » sur les oiseaux : il faut se concentrer pour tirer un numéro, courir pour aller lire sur une planche la question, bien retenir la question, puis aller ailleurs chercher la réponse sur des fiches assez longues à lire. Bref, jeux de mémoire et réflexion alors que nous sommes en plein effort physique. Benoît, en bon connaisseur de CO et professeur d'EPS, a beaucoup apprécié cette formule proposée à nos élèves.

Les vainqueurs de cette course sont, pour une fois, les profs et Timothée ; ok l'équipe avait l'avantage de « l'expérience ». A la fin de cette partie, le moniteur du centre nous fait partager un cours de botanique autour d'un petit parterre de plantes aromatiques. Ayant perçu que nos élèves étaient intéressés et cultivés, il a ajouté ce bonus à la course. Bien lui en a pris, car effectivement ce fut un moment fort apprécié par les enfants.

12h – Heure de la pause déjeuner à la cantine du centre. Comme d'habitude, l'appétit de nos stagiaires est digne de petits ogres, c'est le signe qu'ils se donnent bien. Heureusement, ils ont toujours la possibilité de demander un peu rab.

13h – Départ pour la dernière séance de judo à Neuville-sur-Oise. Après 25 min de marche, un changement de tenue rapide dans les vestiaires, le cours peut débuter à 13h30. Au programme, comme la veille, Benoît échauffe les élèves, puis c'est randori debout pour tout le monde, les profs y compris, et ensuite randori au sol. Pour finir, en revenant au calme progressivement, on termine par des exercices inhabituels de jujitsu : travail sur saisie des poignets et dégagement par clé de coude ou de poignet en hyperextension ou flexion. 15h30 – fin de la séance ; direction les vestiaires pour une douche rapide. Retour au centre à pied : une fois encore, on a de la chance puisque nous n'avons pas rencontré la pluie !

16h30 – Dernier goûter, offert par le club : les fameux quart-quart et jus d'orange (la recette du succès assuré en fin de stage ;) Dans la foulée, on charge les bagages dans le bus un peu mini. Tout rentre, mais encore plus juste qu'au voyage aller, surtout que Roland a chiné, lors du jogging matinal, un petit secrétaire à retaper qu'il faut caser aussi.

16h55 – C'est le départ, direction Igny. Benoît a cédé la place de copilote à Roland qui tient la causette au chauffeur. Pendant ce temps-là, Benoît entame une sieste. C'est le seul d'ailleurs. Si, si, preuve à l'appui (voir les photos du stage).

18h15 – Arrivée au Gymnase, contre 18h prévu, pas mal ! Les parents sont là, les enfants déchargent leurs bagages, on se dit au revoir. Chacun rentre chez soi. Les stagiaires sont émoussés mais heureux. Pour conclure, je retiendrai ce que m'a dit Allan au sujet de son retour chez lui, le soir, après le stage : « J'étais tellement crevé que je suis allé directement dans ma chambre faire le saut de l'ange pour me coucher sur mon lit. A minuit, quand je me suis réveillé, ma mère m'a dit, ton repas est dans le micro-ondes, tu n‘as plus qu'à le réchauffer ».

Mission accomplie,

Roland et Benoît

Quelques photos :

© Judo Club d'Igny - 11/11/2012
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